mercredi 14 février 2007

Randonnée

Puis on décide de donner le commandement à un porteur qui semble bien mieux connaître le coin. En route pour la randonnée tant attendue. Le trajet est désormais beaucoup plus agréable.




Une gazelle est passée par ici

Finalement, nous n’aurons pas le temps de monter tout en haut. Nous trouvons rapidement un endroit parfait pour planter la tente. Le temps est lourd, et le ciel chargé de gros nuages gris n’annonce rien de bon. Ca ne rate pas : la tente est montée qu’il commence à tomber des cordes.



Depuis le campement : vue sur les plaines du Mungo

Nous aidons ensuite Martial et les porteurs à construire un abri de fortune, avec des feuilles de bananiers : C’était plutôt marrant, vive les machettes. Pour le goûter, nous avons eu droit à de la canne à sucre. Il y a des choses plus pratique à manger : on mord dedans, puis on aspire le sucre en évitant de croquer les fibres.



Vive les feuilles de bananiers !

Vers 18h, il s’est arrêté de pleuvoir, l’heure idéale pour essayer de faire du feu. A cette altitude il fait bon, les criquets chantent, et la soirée autour du feu de camp, était très agréable.



Oh le joli criquet ! 

Samedi 9 février

Après une bonne nuit de sommeil, un peu courte cependant aux yeux de tous, nous profitons du réveil du village de Nlohé



Nlohé s’éveille : au fond, le Mont Kupé

Nous avons droit à un petit déjeuner local : omelette, cookies, café. La cuisine se fait dans une petite cabane, à l’arrière de la maison. Puis vers 11h, après avoir fait le plein de provisions, c’est le départ pour deux jours de randonnée, avec un guide et deux porteurs.



Magnifique cadrage du camerounais qui prenait la photo...

Comme d’habitude, le sentier, qui serpente au milieu de la jungle, grimpe dur et il fait chaud. De temps à autres, on entend le bruit des cascades… La végétation est malheureusement trop dense pour que l’on puisse les distinguer



Et au milieu coule une rivière…

Vers 13h30, le guide nous demande de faire une pause, car il va continuer seul. Quelques minutes plus tard, il revient : « on a trop monté, il faut redescendre ». Il faudra qu’on m’explique comment on fait pour trop monter lorsque l’on veut accéder au sommet… On lui explique à nouveau ce qu’on attend de lui, puis on continue la grimpette. On arrive alors sur un petit plateau, avec une vue magnifique sur… la végétation. Pas terrible en somme. Et le guide sort « voilà, nous sommes arrivés au sommet, à 2500m». Tous la feras à d’autres : d’une part, le sommet est à 2064m, et d’autre part, en face il me semble que ça continue de grimper !



Le pseudo-sommet

C’est grâce aux porteurs que nous commençons à comprendre : Nous sommes à 1500m, il s’agit de la frontière entre le village de Nlohé et celui de Tombei. Le chef de Nlohé avait donné son aval pour que l’on parte en rando, mais celui de Tombei n’étant pas au courant, impossible de continuer. On s’en souviendra, mais pourquoi ne pas nous l’avoir dit plus tôt ?? Les porteurs nous informent alors que le guide n’a pas pris le chemin correspondant à la ballade que nous voulions faire : les autres touristes passent par l’autre côté du village. Tant pis, on pique-nique ici.



L'heure du manger a sonné

Vendredi 8 février

Déjà le week-end pour moi et c’est plutôt chouette ! Mais il faut quand même que je prépare mon sac, et que je fasse les niveaux de la voiture car on part dans l’ouest jusqu'à lundi. Le départ était prévu pour 14h… Mais le temps de récupérer les tentes, les duvets, les courses et Charlotte, nous ne partirons en fin de compte que vers 17h30. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Le convoi comporte deux voitures : JP, Nath et Charlotte dans l’une, Martial, Amélie et moi dans l’autre. Après quelques 7h de route, nous arrivons enfin au petit village où habitent les grands-oncles et tantes de martial. Il est 1h du mat, et toute la famille s’est levée pour nous accueillir… Les filles dorment dans la chambre, martial couche par terre dans LA pièce pendant que JP et moi squattons les banquettes arrières des voitures.

lundi 5 février 2007

Religion

Un dimanche matin comme les autres, à Versailles... Il est 8h du mat, et les illuminés d'à côté chantent à tue tête avec leur sono à bloc : "Oui, dieu et grand, et si toi fidèle, dieu t'as dans ton coeur car jesus te sauvera, c'est le plus fort et il faut prier" bref des lambeaux de phrases qui se succèdent à l'infini, formant une phrase complètement dénuée de sens... Et c'est franchement soaulant quand on veut faire la grass mat' !! C'est une secte (mais ça, à la limite on n'en a rien à cirer du moment qu'ils la mettent en sourdine) dénommée "la vraie église de dieu du cameroun". Ca ne s'invente pas ;) Les méthodes de résolution à l'amiable n'aboutissant pas, on a mis sur la table quelques idées : payer la sonel (EDF au cameroun) pour court-circuiter leur transfo, rajouter des cadenas supplémentaires pour ne plus qu'ils puissent ouvrir, leur faire peur avec des rites vaudou, former une cohalition avec l'église voisine qui, elle, souhaiterait ne plus avoir de concurrente, ou encore mettre du punk bien trash à fond depuis le balcon. Désormais, ils nous interdisent d'entrer et de nous plaindre, profèrent des menaces envers les gardiens et ménagères. Une plainte officielle à été déposée, mais elle doit etre enfouie sous des tonnes de paperasses... Si vous avez des idées, écrivez nous !

vendredi 2 février 2007

Bafoussam

Flash back... 20 décembre 2006... Séjour dans l'ouest... Fin d'après-midi dans Bafoussam... Je n'ai pas de plan de la ville, et je dois pourtant la traverser afin d'atteindre Dschang. Les rares personnes qui accepetent de s'arrêter lorsque je leur demande la direction à suivre prononcent, lentement, et avec ce typique accent camerounais, ces quelques mots : "Hein ?? je vous suit pas..." D'autres m'indiquent une rue. Mais 5 minutes plus tard, lorsque je demande à nouveau mon chemin, on me renvoit là d'où je viens. La plupart d'entre eux n'est jamais sorti de la ville ! Pour éviter la rue principale, complètement défoncée, je décide de prendre une petite rue parallèle, en terre battue. La population se fait de plus en plus dense. Le pick-up progresse tant bien que mal, fendant cette masse de gens de plus en plus rétiscente à l'idée de me laisser passer.



Il faut dire qu'il en impose...

Je me retrouve en fait au beau milieu du marché. Les camerounais qui m'apperçoivent au volant comment à m'interpeler "Hé! le blanc, le blanc !!" Les plus jeunes cognent à la vitre en disant "j'ai faim". Lorsque soudain, la foule s'écarte, laissant apparaître juste en face de moi un mini-bus. Coincé. 30 secondes s'écoulent ainsi, immobiles. Le chauffeur d'en face fait des appels de phares, ainsi que de grands signes en direction de ma gauche. Je regarde un peu plus attentivement. Sauvé : il y a une ruelle, qui, bien qu'encore plus exigüe que la rue du marché, et après une manoeuvre périlleuse me permet d'échapper à cette population m'entourant, qui commencait à se faire de plus en plus opressante : "Le blanc, lache 5000 !", "On veut la bière ! " Qu'elles m'ont parues longues, ces secondes où je me demandais si je n'allais pas aboutir à un cul de sac... Mais non, cette fois c'en est fini pour de bon. J'aterris sur la rue principale, juiste en face d'une station service où je peux enfin demander mon chemin à un pompiste originaire de Dschang : Je suis sur la bonne route. 45 Minutes plus tard, et après avoir évité de justesse un troupeau de zébus squattant la route juste derrière une colline, je m'installe pour la nuit au Centre Climatique de Dschang.

mercredi 31 janvier 2007

Vendredi 26 janvier

Vers 22h, je reçois un appel de Jean-Paul. « Finalement, on n’est pas parti dans les Monts Manengouba. Mais on va quand même se balader, à Kumba. ». Voici comment s’improvise un week-end découverte au tout dernier moment. Samedi, Après avoir passé l’après-midi à dorer sur les plages de sable noir de Limbé, nous (Amélie, JeanPaul, Nath et moi) avons pris la direction de Kumba. 3h et 50 km de route indescriptible plus tard (de nuit en plus), nous étions à l’hôtel.

Le lendemain, personne n’était là pour nous préparer le petit déjeuner. Nous avons donc pris des motos taxis pour rejoindre un endroit où casser la croûte. Puis nous avons repris la route en direction du Lac Barombi.



Le Lac Barombi

Le paysage est magnifique, le lac s’étend sur 50km² au milieu de la verdure. Tout est très calme, ce qui permet d’entendre tous les bruits provenant de la forêt.



La forêt vierge entoure le lac

Après avoir refusé de négocier le prix du tour de pirogue, le guide nous entraîne dans la forêt. S’y déplacer en short et en tongs n’est pas très évident, surtout compte tenu de la pente (nous avons beau être dans la jungle, l’Ouest reste une région montagneuse). Après 5 minutes de marche, le guide nous explique comment utiliser les lianes. C’est impressionnant de se déplacer avec à une quinzaine de mètres du sol. Nath a d’ailleurs réveillé toute la forêt à 2 km à la ronde en hurlant. On s’est bien amusés…



Yahoooo !!

Nous avons ensuite pu nous baigner dans le lac, dont l’eau était plutôt chaude. Il était temps de rentrer. N’étant pas surs d’avoir le temps de passer par les chutes de Barombi Kotto, nous avons regagné Limbé.



Baignade au milieu des poissons

Sur la route, le contraste entre la verdure de la forêt dense d’une part, et la terre poussiéreuse ocre de la route qui souille les feuilles proches de la piste d’autre part est saisissant.



Les arbres ont comme des feuilles de caramel

Au niveau d’un minuscule village, deux jeunes qui jouent avec des bouts de bois bloquent le passage. Nous dévions sur la droite pour les éviter. Mais l’un d’eux se retourne et donne un grand coup dans la voiture avec son bâton. JP pile et s’arrête : « ya un problème ?/*! » le type s’avance, ramasse un gros cailloux et commence à cogner sur le pare brise, complètement hystérique. On n’a rien compris à ce qu’il baragouinait. Les gamins qui étaient sur le bord nous ont dit de partir, avant que le type ne déclenche un incident (auquel cas, sur cette route pourrie et perdue, on aurait vraiment été mal)…

Ce que nous faisons tant bien que mal, car la boîte de vitesse était restée coincée en 3eme. Lorsqu'on enclenchait les vitesses, il ne se passait rien. Pour monter les côtes et sortir des ornières, c'était pas pratique : on poussait tous les trois. Nous voilà donc contraints à nous arrêter à l’habitation suivante. On jette un coup d'oeil avec une personne qui se disait mécano.

Lorsque JP a actionné les vitesses, j'ai tout de suite remarqué ce qui clochait (une bielle s'était décrochée à l'une de ses extrémités, sans doute a cause des vibrations et des innombrables trous). J'ai briefé le mécano en anglais pour lui expliquer ce que l’on attendait de lui : il a enlevé la bielle, l'a nettoyée à fond, puis l'a réenclenchée. Et nous voila repartis.



La baraque du mécano

A Limbé, nous avons mangé au restaurant du Botanic Garden. Hormis les nombreuses espèces végétales recensées dans ce grand jardin, la vue sur la mer depuis le resto est splendide, et c’est très rafraîchissant.



Vue depuis le restaurant



Vue sur le port de Limbé

N’ayant accès à aucune plage, nous avons opté pour le plouf dans la piscine, avant de reprendre le volant, direction Yaoundé. Le trajet de nuit sur l’axe lourd est fortement déconseillé, mais Nat conduit très prudemment. A peine arrivé, déjà couché, il est 23h et demain j’ai des RDV importants pour le boulot. Le chat est hystérique, car je l'ai abandonné tout le week-end en oubliant de lui laisser à manger...

jeudi 18 janvier 2007

Vive la technologie

Hier, je suis parti en mission à Douala pour la journée... Niveau timing, c'est très très limite : il faut compter 3h de route rien qu'à l'aller, et il est interdit de circuler sur l'axe lourd (la route DLA-YNDE) à partir de 18h. J'ai eu l'occasion de voir à quel point la technologie est avancée au Cameroun : Lorsqu'il y a des travaux nécéssitant une circulation alternée, les feux tricolores sont constamment rouges... Des deux côtés. Pas terrible comme système, me direz-vous. Oui mais voilà, pour résoudre ce problème d'une complexité majeure, on va poster en plus deux personnes, à côté de chaque feu. Le premier ouvrier donne au conducteur de la première voiture de la fileA un petit drapeau vert. Le conducteur se met en route, et, arrivé de l'autre côté, remet le drapeau au second ouvrier. Puis on reprend [presque] les mêmes et on recommence, avec la fileB cette fois-ci. C'est pas beau la technologie ?? J'ai par ailleurs noté qu'ils possédaient aussi un drapeau rouge, mais je dois être trop con pour en comprendre l'utilité ;)

vendredi 12 janvier 2007

Limbé

Une chose surprenante en arrivant dans le petit village de Limbé, c’est la quantité de bambous immenses plantés dans le sol. En redoublant d’attention, on remarque que tout en haut, les gens y ont installé des tiges métalliques qui partent un peu dans tous les sens. Ce sont tout simplement des antennes télé, il y en a une par domicile. Les gens n’ont pas l’eau potable, mais sont équipés de télévisions…



Les antennes télé de Limbé

Route

Au Cameroun, il ne faut pas compter s’orienter à partir des panneaux indiquant les directions et kilométrages associés. Les seuls panneaux qui existent sont publicitaires. Il s’agit de la bière 33 export, qui indique gentiment aux voyageurs qu’ils sont exactement à 33km de la prochaine grande ville.


Vive la 33 export !

mercredi 10 janvier 2007

Dimanche 24 décembre

Le volcan du Mont Cameroun est entré en éruption en 1999, déversant de la lave sur près de 10m de hauteur. C’est très impressionant. La lave a causé beaucoup de dégâts et s’est arrêtée à quelques mètres seulement de la mer, bloquant la nationale.


la lave coupe la route nationale


Depuis, la nature commence à reprendre ses droits, et on aperçoit quelques pousses vertes qui sortent par-ci par-là si on escalade la coulée de lave. Mais il ne faut pas s’attarder, la route est longue pour rejoindre Ebodje.

A partir de Kribi, il faut poursuivre la piste de Grand Batanga pendant 1h45 avant d’arriver à Ebodje. La route est impraticable si on ne possède pas de 4x4. Le village, lui, est coincé entre la forêt équatoriale et le littoral et ne possède ni eau ni électricité. Je retrouve Claire, Magali, Peggy et Guillaume dans le courant de l’après-midi.




Notre maison et ses cocotiers


La maison est grande, sans fenêtres, face à une plage de cocotiers et à 30m de la mer. Prendre le champagne les pieds dans une eau à 28° est original et très agréable. Nous avons même eu l’occasion de sauver une tortue luth venue s’échouer sur la plage. 

Samedi 23 décembre

Le personnel de l’hôtel de Nkongsamba me déconseille de me rendre à Kumba. La route est déplorable, et le trajet risque de me prendre la journée… pour voir le lac Barombi Mbo, certainement moins beau que ceux de la veille. J’improvise donc un petit séjour décontractant à Limbé.


Le Seme New Beach Hotel est très agréable


Le temps est magnifique pour bronzer. Mais contrairement à la dernière fois, l’île de Malabo n’est pas visible depuis la plage. J’assiste à un superbe coucher de soleil... à la victoire 4-0 des nantais aussi ;)


Coucher de soleil à Limbé

Vendredi 22 décembre

Réveil dès 6h30. Il n'y a pas d'eau chaude, je commence à m'y habituer mais on hésite toujours avant de se mouiller. je retrouve à la table du petit déjeuner deux filles de Douala qui veulent elles aussi partir en rando. Après un bon jus d’ananas frais, on chausse et en route, une longue journée nous attend.

Le tour des deux lacs de cratère du Mont Manengouba est une superbe promenade de 8h, avec pas moins de 1200m de dénivelé. On rencontre sur le sentier des campements de peuls venus s'installer ici pour y élever leurs zébus. De temps en temps, on traverse la forêt vierge. Avant d'arriver, on surplombe les lacs. Le paysage est somptueux. Le retour sous le soleil est cependant assez difficile. Sur deux jours, il est possible de camper auprès des lacs, puis de grimper le lendemain jusqu’au sommet du Mont Manengouba. Pour une prochaine fois peut-être…


Le Mont Manengouba


Arrivée au cratère


Le lac femelle


Après un bref retour à la Villa Luciolle, il est trop tard pour visiter les Chutes d’Ekom-Nkam, où a été tourné le film Greystoke avec Christophe Lambert. Je fais donc route vers Nkongsamba ville.

Jeudi 21 décembre

Au petit matin, les montagnes de la région sont encore toutes embrumées. Mais le soleil ne tardera pas à percer et le ciel bleu s’installe définitivement en milieu de matinée.


Montagnes embrumées


A proximité de Dschang, en suivant une piste sur une vingtaine de km, on arrive au village d’Apouh. Mami Wata est la fée bienfaitrice du village Apouh. Avec un guide et l’accord du chef du village, on peut alors descendre au pied des chutes de Mami Wata.

Chutes de Mami Wata


Après avoir fait demi-tour et être retourné sur la route de Bafoussam, un grand panneau indique « Cameroon Tea Estates, Djuttitsa Plantation ». On suit cette très bonne piste fléchée sur 13km jusqu’à la plantation du complexe théier de la CDC, Cameroon Development Corporation.


Champs de thé à perte de vue


L’estomac commence à se faire entendre, il est grand temps d’aller manger. Je m’arrête à Dschang, dont la Communauté Urbaine a ouvert il y a quelques années un Lac Municipal, lac de retenue d’environ 40 hectares.


Lac de Dschang


La route, terminée depuis près d’un an, descend ensuite par paliers successifs. Je suppose qu’au Cameroun, la signification du mot « terminé » n’est pas la même qu’en Europe.


Une route « terminée »

En approchant de Nkongsamba, je trouve la montagne, les reliefs volcaniques, les horizons infinis, l’air vivifiant, la randonnée, le Massif Manengouba. Cet ancien volcan fait partie de la dorsale volcanique occidentale comme le Mont Cameroun et les Monts Bamboutos. Il domine de ses 2411 mètres d’altitude, Nkongsamba, chef lieu du Mungo dans la province du Littoral. On peut le parcourir en 4*4 sans problème et même monter au sommet.

Je m’arrête à la Villa Luciole, tenue par un prince de village du coin. La piste pour y accéder est difficile. Le pick-up passe sans problème et le prince, lui, arrive avec une vieille 2chevaux. Coup de chance, il reste juste un boukarou pour la nuit. En discutant avec lui, j’apprends d’une part que les ananas poussent à même le sol, et d’autre part que la randonnée autour des lacs de cratères peut se faire depuis la villa. Adjugé !






La Villa Luciolle


Je visite le potager de la villa, sa petite cascade et son étang. Pour le dîner, tous les hôtes se retrouvent sur la terrasse autour d’une même table. C’est très convivial.

Mercredi 20 décembre

Ca y est, après plus de 5 mois, je suis enfin en congés et j’en profite pour visiter l’ouest. Après avoir récupéré un pick-up de location et monté mes bagages, c’est le départ. L’Ouest est une région agréable avec ses collines, ses montagnes qui offrent des sites naturels qui valent le détour. La route est goudronnée et serpente au milieu de la jungle.
Paysage depuis la « Route de l’Ouest »

A Ebebda on traverse un pont enjambant la Sanaga. Ce fleuve est envahit par une épaisseur de sable impressionnante. Du pont, on peut apercevoir les pêcheurs de sable en pleine action. Il y a deux hommes par barque, l’un plonge un grand panier au fond de la rivière afin de remonter le maximum de sable. Pendant ce temps, son collègue équilibre la barque avec sa perche. Le sable ainsi récolté est ensuite entreposé un peu plus loin.
Après Bafia, le relief s’élève, des collines et des montagnes nous entourent, les maisons se transforment. De gros blocs d’argile servent de briques, les murs sont très épais. Même si l’environnement reste verdoyant, il a été fortement déboisé.
Maison de briques d’argile

Tous les petits villages que l’on traverse de Bangangté à Bandjoun ont des chefferies. On le constate grâce au toit conique qui surmonte des porches monumentaux, marquant l’entrée des chefferies.
Entrée d’une chefferie
Chaque ethnie Bamiléké de la région de l'ouest possède un chef de village. L'ethnie Bamiléké est donc composée de multitudes de chefferies locales aux traditions bien ancrées. Il est possible de visiter certaines chefferies. Dans les chefferies visitables, on peut aussi voir des musées contenant divers objets traditionnels.
En continuant sur la nationale, je me suis donc arrêté au niveau de la chefferie de Bandjoun (qui signifie peuple qui achète). La route est sinueuse et progresse au milieu des plantations de bananes.
Chefferie de Bandjoun

La chefferie a été fondée au XVIIeme par un célèbre chasseur venu d’un village voisin dans lequel il n’avait pas pu prendre le pouvoir. Il a donc décidé de fonder sa propre chefferie. La coutume veut que le chef hérite de tout ce que laissent ses ancêtres (Le chef a actuellement plus de 60 femmes). En face, on trouve la case du peuple, constituée de bambous attachés avec des liens de raphia ; le plafond est maintenu par des piliers sculptés symbolisant les pères et les ancêtres, chacun offrant une représentation traditionnelle (danse etc…)
Colonne sculptée

Puis j’ai poursuivi ma route en direction de Bafoussam. Sur la route qui mène de Bafoussam à Dschang, la terre est très rouge. La route est en parfait état, on adopte facilement la vitesse de croisière de 100km/h. Mais gare aux troupeaux de zébus qui se cachent derrière les montées !!
Paysages du côté de Dschang

La ville de Dschang a été construite par les allemands au début du Xxeme siècle. A l’origine, le nom de la ville vient de Tsah Tsang, qui signifie Terre à Palabres. Cette réputation est liée au fait qu’à l’arrivée des allemands, deux tribus rivales se disputaient ce territoire sans parvenir à un accord. Elles décidèrent finalement de le céder aux allemands. J’ai passé la nuit au centre climatique de Dschang, dans un petit bungalow.
Centre climatique de Dschang

lundi 18 décembre 2006

Rencontres du 3ème type


Quand on regarde bien autour de soi au Cameroun, on se croirait vraiement sur une autre planète... Petit tour d'horizon des zanimaux bizzares en tous genres que l'on peut trouver ici. Les premiers ressemblent carrément à une race extraterrestre tout droit venue de la planète zorglub pour nous exterminer... sauf qu'ils sont à peine plus grands que mon ongle.


Les envahisseurs débarquent !
 
On continue avec Léon (désolé, je sors). Je l'ai croisé l'autre jour sur un petite chemin à proximité de Yaoundé. Il avance pas bien vite et il a beau changer de couleur, le vert ça flashe un peu sur la terre ocre.
Le joli caméléon
Et puis pour finir, des sales bestioles à 8 pates qui ont la bonne idée de tisser leur toile au beau milieu des chemins que ce sont frayés les habitants dans la forêt équatoriale. Je suppose, vu leur couleur, que lorsqu'elles piquent, tu douilles ! En général, les couleurs vives en foret equatoriale, c'est pour dire "ne me touche pas ou tu meurs".

Arachnides

vendredi 15 décembre 2006

Contrôles policiers

Pour une fois, je ne vais pas les critiquer, mais simplement expliquer les contrôles. La police et l'armée (gendarmerie principalement) sont extremement presentes où que l'on soit au cameroun. Ils sont avant tout censés sécuriser les grands axes de communication mais, principalement chez les militaires, les contrôles sont devenus une source de revenus complémentaires. A chaque controle, on ne manque pas d'etre ennuyé. Les papiers sont méticuleusement controles, parfois pendant plusieurs minutes ! Il est à ce moment très fréquent qu'on fasse comprendre que, en échange d'un billet de 1000CFA, les choses pourraient aller beaucoup plus vite. Voila pourquoi on surnomme policiers et militaires les "mange mille".

mardi 12 décembre 2006

Cacao et chocolat

Il existe un paradoxe étonnant : comment se fait-il qu'un pays qui fait partie des principaux producteurs et exportateurs de caco au monde soit obligé d'importer la poudre de caco dans des conditions financières qui n'ont rien de favorable, ce qui met le petit déjeuner au chocolat a des prix que seules les classes aisées peuvent s'offrir. Les raisons qui conduisent à cette situation sont assez symples. Dans le passé, une partie du caco - la moins bonne qualité - était conservée dans le pays et revendue à des cours controlés par l'état. Aujourd'hui, la totalité de la production peut etre exportée, ce qui oblige les tentreprises camerounaises qui veulent en distribuer dans le pays, à acheter ce cacao à prix fort. Trop fort pour elles visiblement. Du coup, elles passent à leur tour à l'importation : le chocolat que l'on peut consommer ici vient donc de diverses provenances, par des filières commerciales très compliquées. Voilà pourquoi le "chococam" (l'équivalent des tablettes Poulain en france) n'est pas bon.

samedi 9 décembre 2006

Mais à quoi sert la police ?

L'une de mes voisines qui travaille sur le siteB, Fania, part travailler tous les matin avec Cyril, le chauffeur de taxi que j'utilisais au débuta. Hors hier matin, elle m'attendait devant chez moi, pour me demander si je pouvais l'accompagner. Je lui ai demandé quelle en est la raison... Cyril s'était tout simplement fait contrôler par des flics. Les papiers étaient en règle, la voiture en excellent état, le permis, l'assurance et la vignette à jour etc. Oui mais voilà : il conduisait en short ! Bref, il se fait embarquer la bagnole et a finit au poste parcequ'il a bien entendu refusé de payer l'amende cash. Evidemment tout s'est arrangé, je lui ai conseillé d'aller voir le chef de la police (notre pote Victor Hugo, je sais plus si je vous avais raconté ça) mais dans l'histoire, il a perdu sa journée.

mardi 5 décembre 2006

Danger

Hier soir, après le boulot, j'avais rdv avec Fred pour faire un petit tennis. Mais lorsqu'il s'agit de ramasser les balles, c'est nettement moins marrant. Je me penche pour en récupérer une qui s'était échapée dans le coin du terrain et je vois quelque chose bouger. Réflexe : je retire ma main. Et j'ai vu un mamba qui, se sentant attaqué par cette "chose" jaune fluo, se défendait en essayant de mordre la balle. C'était la première fois que je voyais un mamba de si près ! Ca doit pas etre facile à chasser ces bêtes-là, car elles sont très rapides.

dimanche 3 décembre 2006

Camion un peu trop ambitieux

Il me semble que j'avais déjà évoqué ce fait-divers peu après mon arrivée à Yaoundé. Et bien j'en ai retrouvé une trace ! C'est l'histoire d'un petit camion, chargé comme on n'a pas idée, qui décide de s'attaquer à la côte qui passe devant l'ambassade. Et puis d'un coup, au beau milieu de la pente...

Un camiooooon, à réaction...